Climat des Hautes-Alpes (05) : ce qui change, réglementation et quoi planter
Le gel reste la contrainte du jardin dans les Hautes-Alpes : 136 jours de gel par an aujourd'hui (médiane française : 51), avec une dernière gelée forte vers le 18 avril, et encore 108 vers 2050 (+2,7 °C en France). Il manque déjà 181 mm d'eau l'été dans les Hautes-Alpes (pluie moins évaporation, de juin à août) ; vers 2050, il en manquerait 234, contre 199 pour la médiane française. Chiffres de la commune médiane du département ; la carte et les 162 pages commune donnent le détail, lieu par lieu.
Le Monêtier-les-Bains (Hautes-Alpes)
1976année plus froide année plus chaude que la moyenne 1991-20202025
Une bande par année : température moyenne des mailles de 8 km des Hautes-Alpes (Météo-France, grille SIM2). Dans les Hautes-Alpes, les années 2016 à 2025 ont été en moyenne plus chaudes de 1,9 °C que les années 1976 à 1985 (France : 1,7 °C).
Ce qui a déjà changé dans les Hautes-Alpes
Sur les dix années les plus chaudes depuis 1976, 7 sont parmi les dix dernières ; la plus chaude a été 2022.
56jours à 30 °C ou plus en 2026, aux stations
12normale 1991-2020 aux stations
35attendus vers 2050 aux stations
64attendus vers 2100 aux stations
En 2026, les 20 stations Météo-France du département ont compté en médiane 56 jours à 30 °C ou plus du 1er janvier au 10 octobre 2026, pour une normale de 12 ; les simulations en attendent 35 vers 2050 et 64 vers 2100. La plus chaude, Rosans, en a compté 101.
Nuits à 20 °C ou plus : 0 en 2026, contre 0 en moyenne de 1991 à 2020 ; 0 attendues vers 2050, 2 vers 2100.
Mesures quotidiennes Météo-France aux stations représentatives des communes des Hautes-Alpes (20 stations avec une année complète à 95 %), du 1er janvier au 10 octobre 2026 ; normale 1991-2020 et médianes des 17 simulations DRIAS aux niveaux de la trajectoire de référence de l'État. Une année n'est pas un climat : c'est un point, pas une moyenne.
Vers 2050, le département aura des climats différents selon les secteurs, sans lieu de France qui domine ; vers 2100, il aura des climats différents selon les secteurs, sans lieu de France qui domine. Comment l'analogue est choisi.
46e département sur 96 pour les jours à 30 °C vers 2050 ; 93e pour la baisse du froid d'hiver utile aux fruitiers d'ici 2050, d'après la commune médiane de chaque département.
Où ça chauffera le plus
Un point par commune, coloré selon les jours à 30 °C ou plus par an vers 2050, du moins au plus touché du département. Cliquez sur un point pour ouvrir la page de la commune.
Selon la carte des régions biogéographiques de l'Agence européenne de l'environnement, les communes du département sont à 51 % en zone méditerranéenne et 49 % en zone alpine (montagne). Les chiffres ci-dessous sont donc des valeurs médianes : la carte et les pages commune montrent le détail.
Les hivers
Il gèle aujourd'hui 136 jours par an dans la commune médiane (France : 51), et 108 vers 2050. Aujourd'hui, de 82 jours de gel par an à Éourres à 204 à Vars. La dernière gelée forte de printemps (−2,2 °C) tombe vers le 18 avril dans la commune médiane ; vers 2050, vers le 13 avril.
Jours de gel (commune médiane)136 → 108 jours1991-2020 → vers 2050 · 84 vers 2100
L'eau l'été
La pluie de l'été passerait de 199 mm de juin à août aujourd'hui à 161 mm vers 2100 dans la commune médiane. Une fois retirée l'eau que la chaleur évapore, il manque aujourd'hui 181 mm d'eau de juin à août dans la commune médiane, et 234 mm vers 2050. Déjà, 55 % des communes du département ont connu des restrictions d'eau de niveau alerte au moins une année sur deux depuis 2016.
Pluie de juin à août (commune médiane)199 → 182 mm1991-2020 → vers 2050 · 161 vers 2100
Les étés
La commune médiane du département compte aujourd'hui 12 jours à 30 °C ou plus par an (France : 16). Vers 2050, elle en compterait 33, et 55 vers 2100. Mais l'écart entre communes est grand : vers 2050, de 0 jour à L'Argentière-la-Bessée à 78 jours à Le Poët. Les nuits à 20 °C ou plus, celles qui ne rafraîchissent plus, atteindraient 21 par an vers 2100 à Chorges.
Jours à 30 °C ou plus (commune médiane)12 → 33 jours1991-2020 → vers 2050 · 55 vers 2100
Ses villes, demain
Gap : vers 2050, le climat qu'a aujourd'hui Tallard (05), à 18 km ; vers 2100, le climat qu'a aujourd'hui Oraison (04), à 64 km.
Briançon : vers 2050, le climat qu'a aujourd'hui Embrun (05), à 32 km ; vers 2100, le climat qu'a aujourd'hui Embrun (05), à 41 km.
Embrun : vers 2050, le climat qu'a aujourd'hui Tallard (05), à 43 km ; vers 2100, le climat qu'a aujourd'hui Oraison (04), à 79 km.
Laragne-Montéglin : vers 2050, le climat qu'a aujourd'hui Oraison (04), à 33 km ; vers 2100, le climat qu'a aujourd'hui Valréas (84), à 56 km.
Ce qui s'applique dans les Hautes-Alpes
Ces changements se font déjà sentir dans les Hautes-Alpes : 55 % des communes ont connu des restrictions d'eau de niveau alerte au moins une année sur deux depuis 2016 ; 114 communes sur 162 sont concernées par l'obligation de débroussailler, contre le risque de feu.
Débroussaillement
114 communes sur 162 ont une partie de leur territoire dans le zonage des obligations légales de débroussaillement (IGN, édition du 1er mars 2026), contre le risque de feu.
0 commune sur 162 a plus de la moitié de leur territoire en exposition forte au retrait-gonflement des argiles (BRGM) ; 2 % de la surface du département est en exposition forte. Un arbre trop près d'une maison sur ce sol peut fissurer les murs en sécheresse.
Dans 55 communes sur 115 couvertes par un PLU, le plan classe des espaces boisés ; 8 identifient des arbres, haies ou alignements comme éléments de paysage (Géoportail de l'urbanisme). Les couper demande une déclaration en mairie. 36 communes sans document publié au Géoportail.
Les brûler est interdit. 18 communes ont une déchèterie qui accepte les déchets verts sur leur territoire (SINOE) ; pour les autres, la plus proche est à 7,0 km en médiane.
Art. 1 : application dans les bois, forêts, plantations, reboisements, landes, maquis et garrigues, et les terrains situés à moins de 200 m, de toutes les communes ; périodes verte (15 septembre au 14 mars), orange (15 mars au 14 septembre) et rouge (fixée par arrêté préfectoral spécifique)
Art. 2 : porter ou allumer du feu interdit à toute personne autre que le propriétaire ou ses occupants, jusqu'à 200 m des bois et forêts, quelle que soit la période ; pour les propriétaires et occupants, interdit par vent fort et pendant la période rouge ; méchouis et feux de camp libres en période verte sans vent fort, déclaration en mairie en période orange
Art. 5 : brûlage possible, par exception, de quatre catégories de végétaux coupés, dont les déchets verts issus de débroussaillement obligatoire (uniquement pour les communes soumises aux OLD définies par l'arrêté préfectoral OLD en vigueur) ; période verte : sans formalité mais prévenir le SDIS ; période orange : déclaration préalable en mairie ; période rouge : interdit
Art. 14 : interdit de jeter des mégots et objets en ignition à l'intérieur ou à moins de 200 m des espaces boisés
Art. 16 : sanctions : contravention de 4e classe de l'article R 163-2 du Code forestier
Art. 17 : abroge l'arrêté préfectoral n° 05-2017-03-14-004 du 14 mars 2017
Art. 1 : dispositions applicables seulement sur les massifs forestiers classés au risque d'incendie (art. L.132-1 et L.133-1 du Code forestier), en nature de bois, forêt, plantation, reboisement, landes, maquis, garrigues et jusqu'à 200 m de ces terrains ; annexe 1 : liste des communes
Art. 2 : le débroussaillement ne concerne pas les boisements rivulaires, les cultures agricoles, les arbres fruitiers et les massifs d'ornement régulièrement entretenus
Art. 3.1 : arbustes conservés à 3 m en tout point des constructions, des houppiers des autres arbustes et des houppiers des arbres ; houppiers des arbres conservés à au moins 3 m des constructions
Art. 3.1 : aucune branche à moins de 2 m du sol pour les sujets de plus de 6 m de haut ; sur un tiers de la hauteur du tronc pour les sujets de moins de 6 m
Art. 3.1 : rémanents éliminés par broyage (à favoriser) ou exportation ; brûlage seulement à titre exceptionnel, lorsque ni broyage ni exportation ne sont possibles, dans le respect de l'emploi du feu et des biodéchets
Art. 3.1 : haies jardinées et plantations d'alignement maintenues si distantes d'au moins 3 m des constructions et des autres arbres et arbustes maintenus ; îlots de végétation possibles à 20 m au moins des constructions (5 à 30 m2, séparés de 20 m)
Art. 3.1 : maintien en état débroussaillé : végétation ligneuse basse de 40 cm de haut au plus
Art. 3.2 : premiers débroussaillements : broyage en plein interdit lorsque toutes les conditions sont réunies (espèces protégées menacées, végétation dense, période du 15 mars au 15 août, surface broyée supérieure à 8 000 m2 par commune et par propriétaire ou gestionnaire)
Art. 6 : zones urbaines, ZAC, lotissements et AFU : débroussaillement sur la totalité de la superficie des terrains construits ou non construits, à la charge du propriétaire
Art. 7 : abords des constructions, chantiers et installations de toute nature : débroussaillement sur 50 m de profondeur, à la charge du propriétaire
Art. 8 : hôtellerie de plein air, parcs de loisirs, aires d'accueil des gens du voyage : bâtiments débroussaillés sur 10 m ; bande de 50 m sur le périmètre extérieur ; houppiers à 1 m des bungalows, caravanes et habitations légères
Art. 9 : installations SEVESO (art. L. 515-32 du Code de l'environnement) : abords débroussaillés sur 100 m à compter des limites de propriété, à la charge de l'exploitant
Art. 10 : obligation s'étendant sur terrain d'autrui : le propriétaire de l'enjeu informe le voisin, demande l'autorisation de pénétrer ; sans autorisation donnée sous un mois, l'obligation est mise à la charge du voisin
Art. 11 : amende pouvant atteindre 50 euros par mètre carré soumis à l'obligation de débroussaillement ; mise en demeure par le maire
Art. 12 : voies ouvertes à la circulation publique (massifs exposés et 200 m) : gabarit libre de 4 m par 4 m ; bande débroussaillée de 15 m (autoroutes), 5 m (routes nationales), 5 m ou 3 m (routes départementales selon la liste), 2 m (autres voies) ; aires de stationnement : 20 m
Art. 13 : voies privées donnant accès à des constructions (massifs exposés et 200 m) : bande de 2 m de part et d'autre de la chaussée et gabarit de 4 m par 4 m, à la charge du propriétaire
Art. 14 : voies fermées à la circulation publique : pas d'obligation de débroussailler
Art. 15 : infrastructures ferroviaires (massifs exposés, à moins de 20 m de l'emprise) : bande de 7 m de part et d'autre de la voie, à la charge du gestionnaire ; phytocides proscrits au-delà de 2 m du rail extérieur
Art. 16 : lignes électriques aériennes : élagage et maintien en état débroussaillé au pied des supports ; postes de transformation débroussaillés sur 50 m autour de la clôture ou des murs
Art. 19 : abroge l'arrêté préfectoral n° 05-2017-12-08-018 du 8 décembre 2017 relatif aux obligations légales de débroussaillement, à la date de publication
Art. 1 : périodes : verte du 15 septembre au 14 mars, orange du 15 mars au 14 septembre, rouge déterminée par arrêté préfectoral spécifique
Art. 3 : épisode de pollution de l'air défini par arrêté préfectoral : tout brûlage à l'air libre de végétaux interdit
Art. 4 : brûlage des déchets verts des particuliers, professionnels et collectivités interdit sur l'ensemble du département, quelle que soit la période de l'année ; déchets portés en déchetterie, compostés, valorisés ou broyés
Art. 5 : dérogations à l'art. 4 pour les propriétaires et occupants : déchets verts de l'activité agricole (sauf pailles et résidus d'oléagineux, protéagineux et céréales), déchets de débroussaillement obligatoire, rémanents de travaux forestiers, végétaux infestés par des organismes nuisibles et espèces exotiques envahissantes (demande de dérogation à la DDT en toute période)
Art. 5 : conditions de ces brûlages : période verte sans formalité mais prévenir le SDIS, tas de 3 m de diamètre et 1 m de hauteur au plus, vent inférieur à 40 km/h ; période orange : déclaration préalable en mairie ; période rouge : interdit
Art. 6 : brûlage des végétaux sur pied ou écobuage : période verte sans formalité mais prévenir le SDIS, moyens en eau, vent inférieur à 40 km/h ; période orange : déclaration en mairie ; période rouge : interdit
Art. 17 : abroge l'arrêté préfectoral n° 05-2017-03-14-004 du 14 mars 2017
Art. 1 : territoire haute-montagne des Hautes-Alpes : travaux d'entretien et de destruction de haies (art. L. 412-21 du Code de l'environnement) interdits du 1er avril au 31 août inclus
Art. 1 : reste du département : travaux d'entretien et de destruction de haies interdits du 16 mars au 15 août inclus ; carte du zonage haute-montagne jointe en annexe
Art. 2 : dérogations : motif d'urgence lié à la sécurité publique ; mise en œuvre des obligations légales de débroussaillement ; préservation des gabarits de sécurité des voiries, infrastructures ferroviaires, de communications électroniques ou réseaux d'électricité si le gestionnaire se conforme au plan d'action pour la gestion durable des haies
Art. 2 : circonstances exceptionnelles : le préfet peut, au cas par cas, autoriser des travaux pendant la période d'interdiction ; pour la destruction de haies, décision préalable au titre de l'article L.412-22 ou L.412-23 exigée
Nous n'avons pas trouvé d'arrêté préfectoral sur ce thème dans les publications de la préfecture que nous avons lues (recherche du 5 octobre 2026). La réglementation nationale s'applique dans tous les cas.
Partout en France, 8 autres questions de réglementation touchent le jardin, de l'arrachage d'une haie aux plantes interdites : toute la réglementation du jardin.
Ce qu'on peut planter dans la plupart des communes
Le froid d'hiver utile aux fruitiers ne baisse pas, ou peu, vers 2050 dans la commune médiane des Hautes-Alpes (93e rang sur 96 pour la baisse) : les fruitiers qui ont besoin d'un vrai hiver pour fleurir gardent l'essentiel de leur froid, variété par variété et vallon par vallon. Votre page commune le dit fruitier par fruitier.
Un arbre planté cet hiver sera adulte vers 2050. Ces plantes conviennent au climat d'aujourd'hui et à celui de 2050 dans au moins 80 % des communes des Hautes-Alpes, d'après la lecture la plus prudente des sources. Chaque page commune donne la liste exacte pour le lieu.
Sources : Météo-France (mesures 1991-2020, SIM2), DRIAS (Explore2, médiane de 17 simulations), trajectoire de référence de l'État (TRACC), IGN, VigiEau, Agence européenne de l'environnement (régions biogéographiques), bases publiques sur les plantes. Chiffres du département : médiane des communes. Les températures du futur viennent de simulations, pas de prévisions. Page mise à jour le 12 octobre 2026.
Photo : la barre des écrins vue du chemin du roy, au monêtier-les-bains, dans les hautes-alpes, par Dominicus Johannes Bergsma (CC BY-SA 3.0), Wikimedia Commons. Tous les crédits.