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Méthode
Méthode et sources
Geoclimat montre le climat de chaque commune de France hexagonale aujourd'hui, puis quand la France aura gagné +2, +2,7 et +4 °C, et en tire ce qu'on peut planter et la réglementation qui s'applique. Chaque chiffre vient d'une source publique datée et d'un calcul refait par script ; aucun chiffre n'est écrit à la main.
Quels niveaux de réchauffement ?
Nous suivons la trajectoire de réchauffement de référence pour l'adaptation au changement climatique (TRACC), fixée par décret et arrêté du 23 janvier 2026 : +2 °C en France hexagonale vers 2030, +2,7 °C vers 2050 et +4 °C vers 2100, par rapport à l'ère préindustrielle. Les dates sont celles de la TRACC ; ce qui compte pour le climat d'un lieu, c'est le niveau atteint.
Pour chaque niveau, nous prenons dans chacune des 17 simulations climatiques régionales du jeu Explore2 (portail DRIAS) la période de 20 ans où ce niveau est atteint en France, d'après les années pivots publiées par l'INRAE (Héraut et Calmel, version du 17 novembre 2025). La valeur affichée est la médiane des 17 simulations.
Le climat d'aujourd'hui
- Température moyenne, pluie, froid d'hiver : grille SIM2 de Météo-France (cases de 8 km ; 8 771 cases en France), moyennes 1991-2020.
- Jours à 30 et 35 °C, nuits tropicales, gelées, minimum de l'hiver : mesures quotidiennes de la station Météo-France la plus proche, 1991-2020. La grille lisse trop les extrêmes : aux 495 stations comparées, elle donne 11,4 jours à 30 °C par an quand les thermomètres en mesurent 19,3, et 6,8 nuits tropicales au lieu de 3,3.
- Bilan d'eau de l'été : pluie de juin à août moins l'évapotranspiration potentielle de la même grille SIM2, calculée par Météo-France avec la formule de Penman-Monteith de la FAO (bulletin FAO-56). C'est l'eau qu'un couvert végétal bien alimenté perdrait ; un bilan négatif est un manque que la réserve du sol ou l'arrosage doivent couvrir.
- Ce qui a déjà changé (pages commune) : température moyenne de chaque année de 1976 à 2025 sur la case SIM2 de la commune, en bandes de couleur selon l'écart à la moyenne 1991-2020 de la même case (échelle de −1,5 à +1,5 °C, la même pour toutes les communes) ; jours à 30 °C de chaque année à la station représentative, avec les règles des moyennes (année complète : au moins 360 jours mesurés). Ce graphique n'est montré que si la station a au moins 35 années complètes sur 50, dont 5 depuis 2016. L'année 2026, incomplète, n'est pas comptée.
- Station représentative : à 50 km au plus de la commune et à 200 m d'altitude d'écart au plus. Sinon, la page l'indique et ne donne pas ces chiffres (148 communes, en montagne et en Corse surtout).
Le climat futur
- Grandeurs de la grille : valeur des simulations au niveau voulu. Sur 1991-2020, la médiane des simulations ne s'écarte de SIM2 que de 0,01 °C en température et de 0,7 % en pluie. L'évapotranspiration des simulations est calculée avec la même formule que SIM2 ; sur 1991-2020, la médiane des simulations donne 7,5 mm de moins que SIM2 de juin à août (349 mm en moyenne), et le bilan d'eau de l'été s'écarte de 0,7 mm. Pour la pluie et l'évapotranspiration futures, le rapport entre le niveau voulu et 1991-2020 de chaque simulation est appliqué à la mesure.
- Grandeurs des stations : nous partons des mesures quotidiennes de la station et les décalons mois par mois, centile par centile, de l'écart que donnent les simulations entre 1991-2020 et le niveau voulu ; puis nous recomptons les jours au-dessus des seuils. Pour les gelées, l'écart de fréquence des simulations est ajouté.
- Froid d'hiver pour les fruitiers : heures sous 7,2 °C et portions de froid (modèle dynamique), du 1er novembre au 28 février, à partir d'heures reconstituées depuis les minimales et maximales. Nous retenons l'hiver le moins froid sur dix. Contrôle contre les heures mesurées à 496 stations (11 595 hivers) : écart moyen de +0,24 portion.
- Climat qui ressemble : le lieu de France le plus proche dont le climat d'aujourd'hui ne s'écarte pas plus qu'une année ordinaire du climat futur de la commune, sur cinq grandeurs (température, chaleur de la saison de végétation, froid de l'hiver, pluie de l'année et de l'été). Seuls les lieux situés en France sont comparés. Quand aucun lieu ne ressemble, nous comparons la température moyenne future de la case à celle du lieu le plus chaud de France aujourd'hui (16,9 °C) : au-dessus, la commune « serait plus chaude que tout lieu de France » ; en dessous, c'est l'assemblage des cinq grandeurs qui n'existe nulle part en France.
- Ce que la page commune dit d'abord : nous classons cinq constats selon le rang de la commune parmi toutes celles de France : jours à 30 °C vers 2050 (ou, s'il y en a moins de 8, des étés qui restent tempérés), nuits à 20 °C vers 2050 (à partir de 10 par an), jours de gel aujourd'hui (à partir de 75 par an), baisse du froid d'hiver pour les fruitiers (à partir de 20 %), manque d'eau de l'été vers 2050. La page s'ouvre sur les deux premiers, et ses chapitres suivent le même ordre.
Les plantes
Pour 189 espèces (fruitiers, arbres et arbustes pour l'ombre, plantes qui aident face au climat), les besoins viennent de sources publiées : services de vulgarisation agricole (universités américaines, CTIFL), Royal Horticultural Society, base USDA PLANTS, Sesame13, conservatoires botaniques, articles scientifiques. Chaque valeur garde sa source et sa date de lecture ; une valeur absente reste « ? ».
- Froid pour fleurir : le froid d'un hiver sur dix est comparé au besoin de la plante. « Juste » quand la marge est plus petite que l'erreur de notre méthode (100 heures ou 1,5 portion).
- Passer l'hiver : le minimum d'un hiver sur dix à la station est comparé au seuil de dégâts de la plante, en retenant la valeur la moins froide des sources. « Juste » à moins de 1 °C du seuil.
- Ce que nous proposons de planter : seulement des plantes qui conviennent aujourd'hui et en 2050, puisqu'un arbre planté maintenant sera adulte vers 2050. Jamais une espèce interdite, ni une envahissante signalée en zone méditerranéenne, ni une plante très inflammable dans une commune soumise au débroussaillement.
La réglementation
Les fiches nationales citent leur texte officiel (Légifrance) et la date de leur dernière vérification ; une fiche non vérifiée n'est jamais publiée. Le débroussaillement suit le zonage national de l'IGN (édition du 1er mars 2026) et renvoie à l'arrêté de la préfecture. Les restrictions d'eau viennent de l'historique de VigiEau, commune par commune, de 2016 à 2025.
Les arbres et haies protégés par le PLU viennent du Géoportail de l'Urbanisme : espaces boisés classés (code 01 du standard du CNIG) et éléments de paysage (code 07, sans le patrimoine bâti). Un élément de paysage est compté comme végétal quand le PLU le décrit comme espace boisé, ou quand son libellé cite un arbre, une haie, un alignement, un parc, un jardin ou un boisement. Chaque élément est rattaché à la commune qui contient son point central, et seul le PLU ou PLUi en vigueur le plus récent est compté (le PLU de chaque ancienne commune, pour une commune nouvelle). Les éléments de la trame verte et bleue (code 25) sont comptés à part, sans ceux qui ne concernent que l'eau (cours d'eau, mares, zones humides). Ces chiffres ne remplacent pas le plan du PLU, seul opposable.
Les solutions
Chaque fiche Solutions est rédigée avec nos mots à partir de sources publiques citées en bas de page ; les chiffres sont attribués à la source qui les donne. Sur la page d'une commune, certaines fiches passent en tête selon ses chiffres. Ce sont des choix d'affichage, pas des seuils tirés d'une source :
- « Comment ombrer sa maison avec des arbres et des plantes ? » : mise en avant si plus de 30 jours à 30 °C par an vers 2050, soit plus que la médiane de la France.
- « Comment arroser moins et mieux son jardin ? » : mise en avant si restrictions d'eau de niveau alerte ou plus au moins 5 années sur 10 de 2016 à 2025 (VigiEau).
- « Comment pailler le sol de son jardin ? » : mise en avant si restrictions d'eau de niveau alerte ou plus au moins 5 années sur 10 de 2016 à 2025 (VigiEau).
- « Comment récupérer l'eau de pluie pour arroser le jardin ? » : mise en avant si restrictions d'eau de niveau alerte ou plus au moins 5 années sur 10 de 2016 à 2025 (VigiEau).
- « Comment débroussailler et rendre son jardin moins inflammable ? » : mise en avant si commune comprenant une zone soumise aux obligations de débroussaillement (IGN).
- « Comment protéger sa maison sur un sol argileux ? » : mise en avant si au moins 50 % de la commune en exposition moyenne ou forte au retrait-gonflement des argiles (Géorisques, carte 2026).
- « Que faire de ses déchets verts sans les brûler ? » : mise en avant si commune comprenant une zone soumise aux obligations de débroussaillement (IGN).
Limites
- Les simulations décrivent un climat possible à un niveau de réchauffement, pas une prévision pour une année donnée.
- La grille de 8 km ne voit pas les effets très locaux : fond de vallée, cœur de ville, bord de mer.
- Les besoins des plantes varient selon la variété, le porte-greffe et le sol ; nos verdicts valent pour l'espèce, lue de la façon la plus prudente.
Sources et licences
- Météo-France : SIM2 et données climatologiques de base des stations (Licence Ouverte 2.0).
- Drias, données Météo-France, CERFACS, IPSL : projections Explore2-Climat 2022 (Licence Ouverte).
- INRAE : années pivots TRACC des simulations Explore2 (Etalab 2.0).
- IGN : ADMIN EXPRESS COG CARTO 2026 et zonage des obligations légales de débroussaillement (Licence Ouverte 2.0).
- Ministère de la Transition écologique : VigiEau, historique des arrêtés de sécheresse (Licence Ouverte 2.0).
- Géoportail de l'Urbanisme (ministère chargé de l'urbanisme et IGN) : prescriptions des PLU et PLUi (Licence Ouverte).
- Agence européenne pour l'environnement : régions biogéographiques 2016 (CC BY 4.0).
- Sesame13 (Licence Ouverte), USDA PLANTS (domaine public), et valeurs ponctuelles citées des services de vulgarisation, de la RHS et des conservatoires botaniques.